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COLOMBIE PLEIN FEU SUR une façon différente de voir la chose! |
Réseau HEM CANADA |
Sommes Colorés |
| POSITION DES ORGANISATEURS | NOTRE POSITION |
| Cet appel à la mobilisation contre les FARC discrédite la volonté du gouvernement de négocier pour trouver une solution politique à l'actuel conflit puisqu'il survient au moment où les pourparlers avec cette guérilla, sous l'égide du président vénézuélien Hugo Chavez, ont permis la libération de deux otages d'importance Clara Rojas et Consuelo Gonzalez. Au lieu d'emboîter le pas à ces négociations, le gouvernement d'Uribe manipule la douleur des familles des otages pour nourrir une haine vengeresse qui réduit les possibilités d'une sortie négociée au conflit et lui permet d'occulter sa responsabilité dans les crimes contre l'humanité. Car s'il est vrai que les FARC violent le droit humanitaire international en séquestrant des civils, l'administration Uribe maintient quant à elle un régime de terreur contre toute opposition politique, non seulement face aux groupes de guérilla, mais aussi face à la population civile, ciblant principalement les organisations syndicales (la Colombie a le plus haut taux d'assassinat de syndicalistes au monde), les organisations étudiantes, paysannes, autochtones, etc. lesquels groupes de population sont victimes de massacres, déplacements et exils forcés (plus de 3 millions de déplacés), disparitions, exécutions extra judiciaires, détentions arbitraires, torture commis par les troupes paramilitaires, l'Armée nationale et la police. C'est pourquoi l'État colombien et le gouvernement d'Uribe doivent être dénoncés, tout comme les responsables du génocide paramilitaire se doivent d'être jugés. |
Réseau HEM inc. a toujours fait dans les armes de la dialectique et non dans la dialectique des armes. Nous y resterons et cette position nous est confortable. Non par indifférence en relation aux conditions inhumaines que vivent plus d'un habitant sur deux dans ce monde d'injustice mais nous ne sommes pas du métier des armes ni de l'industrie qui en produit. De près ou de loin, nous ne voulons appuyer ou, laisser percevoir aucun appui que ce soit à un gouvernement sanguinaire ni à des preneurs d'otages. Si les conditions ne sont encore réunies, nous croyons que les FARC devraient relâcher tous les otages sans distinction et, s'engager sur la voie de l'affrontement politique de la transparence. Au Chili c'est une bataille de gagnée, au Nicaragua, elle est en cours et ce, dans plus d'un pays au passé dictatorial et militaire. Les FARC en soi c'est une bataille perdue après tout ce temps d'infructueuses négociations armées et destructrices. Il y a des stigmates qui ne s'effaceront jamais, plus le temps passe. C'est ce qui nous a motivé à ne pas publier le communiqué ni l'appel international de Uribe. Nous sommes ainsi donc condamnés à soutenir tout appel qui réclame la justice en faveur d'innocentes victimes, non qui en empêche.
Réseau HEM ne s'associe pas ainsi avec le gouvernement colombien aux dépens de qui que ce soit mais il soutient aussi que l'État colombien n'appartient pas à Uribe ni à un quelconque commandant guérillero. International/Editor/21-02-08 |
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Nous publions donc l'intégralité de ce communiqué mais fractionné, espérant que notre position, soit en faveur des armes de la dialectique et non de la dialectique des armes, servira à soutenir la thèse du dialogue. Il ne peut y avoir d'autres conditions, les FARC doivent libérer Betancourt. Il faudra quelqu'un quelque part pour engager ce dialogue. Voici donc le reste du corps du message qui à notre avis rentrerait dans ce cadre. ********** Ce lundi 4 février, à Montréal et à Sherbrooke, des Québécois et Colombiens sortiront pour contrer cet appel belliqueux du gouvernement colombien et rappeler plutôt que «La voie militaire et l'épreuve de force ont montré leur incapacité à mettre fin à la guerre qui dure depuis plus de 40 ans» comme explique Antonio Suarez, réfugié colombien au Québec. «Au lieu d'animer les hostilités, le gouvernement doit commencer par reconnaître l'existence du conflit politique et non nier sa réalité en la réduisant à des actes terroristes. Nous avons besoin d'une solution politique négociée au conflit sans quoi le cercle de la violence continuera à faucher des vies et à écarter nos espoirs de paix». International/Editor/06-02-08
Newsweek De la liste noire aux favoris: Autrefois un baron de la drogue, Uribe est maintenant un allié de premier plan de l'administration américaine. http://www.newsweek.com/id/54793 Human Rights Watch Colombia's Checkbook Impunity - a Briefing Paper http://hrw.org/backgrounder/americas/checkbook-impunity.htm Colombie: Le pouvoir des chefs paramilitaires menace la démocratie http://hrw.org/french/docs/2007/05/02/colomb15835.htm Amnistie Internationale Le président Uribe doit réaffirmer ses engagements en faveur des droits humains http://www.amnestyinternational.be/doc/article4193.html National Security Archive, Georges Washington University Les liens d'Alvaro Uribe avec le cartel de Medellin: document déclasifié http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB131/index.htm Le Nouvel Observateur Colombie: Amnistie internationale répond aux accusations d'Alvaro Uribe http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080122.OBS6479/amnesty_repond_aux_accusations_dalvaro_uribe.html?idfx=RSS_notr PLUS JAMAIS DE DÉPLACEMENTS FORCÉS D'EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES, DE TORTURE, DE DISPARITIONS, DE TERRORISME D'ÉTAT, NON À LA «PARAPOLITIQUE» OUI À UNE SOLUTION POLITIQUE ET NÉGOCIÉE AU CONFLIT SOCIAL ET ARMÉ |
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